Globalement, c’est le même circuit que pour les autres produits de la ferme ; voici juste une petite ébauche du potentiel.

Bien sûr il ne s’agit que de notre expérience et de nos chiffres.

Les marchés

Il s’agit de marchés de producteurs et plus rarement de foires.

Seuls les marchés d’été et de vacances de printemps sont rentables ; le reste du temps les marchés à thèmes de votre région sont de bonnes valeurs (noël, châtaigne, truffe, canard gras, melon, fraise, noix, fromages … ), sous réserve de les sélectionner donc des sorties décevantes sont inévitables au début.

On peut créer de petits marchés sur des zones privées (camping, village vacance, à la ferme …) en association avec quelques autres producteurs ; les résultats peuvent être surprenants de plus ils peuvent se prolonger en soirée sous forme de repas fermiers.

Les produits associés « faciles » que sont les crêpes, les gaufres, les sorbets au safran rencontrerons un franc succès mais attention, la vente de vos produits conditionnés va sensiblement baissée car un peu délaissée.

On peut également être le seul exposant dans un camping mais il faut mettre l’accent sur l’aspect « animation information » ; ça plaît beaucoup et les responsables de structures d’accueil sont très demandeurs.

Difficile de donner le chiffre moyen par marché car ça dépendra de votre personnalité. Les critères de base pour vendre sont le sourire et une sincère passion. Point positif, les consommateurs (acheteurs) de produits locaux apprécient les agriculteurs authentiques.

Les salons

C’est le même fonctionnement qu’un marché ordinaire mais avec beaucoup de passages et un coût très important ( bien sûr il s’agit de grands salons sur plusieurs jours dans de grandes villes).

Gros chiffre d’affaire mais grosses dépenses (prix de la place, hébergement, 2ème personne nécessaire). Au final, on marge moins et il faut prévoir beaucoup de transformation en amont.

Prévoir des cordes vocales de rechange si comme moi votre voix porte peu.

L’intérêt dépendra donc de votre tempérament ; certains safraniers s’y épanouissent et c’est très bien.

Personnellement je trouve les petits salons bon marché souvent plus lucratifs et moins fatiguant.

Ventes et visites à la ferme

Les villages vacance, les offices de tourisme, les campings, les CE, les associations diverses ne manquerons pas de vous solliciter ; la demande est forte.

Trois étapes sont à prévoir : petit diaporama commenté et interactif (20, 25 mn) ; visite de la safranière (très cool aux rythme des visiteurs) ; enfin dégustation.

La visite est gratuite et 90 % des gents (familles) achètent. La taille du groupe dépend de votre espace d’accueil en général 15 à 40 personnes. Le gain moyen est de 200 à 550 €

Bien sûr, n’oublions pas les visites individuelles qui peuvent être nombreuses. Le panier moyen est de 40 €.

Internet

Le site est important mais il ne faut pas en attendre des miracles pour la vente de produits en lignes ; on ne fait que 12 à 15 ventes/ans (hors bulbes pour professionnels).

Cependant, et c’est pas bien, je précise que nous n’avons toujours pas fait une vraie boutique en ligne avec paiement par carte bleue.

Par contre ça génère de nombreux contact pour des achats à la ferme, des visites , des animations, des participations à des manifestations diverses et des interventions rémunérées auprès d’organismes de formations.

Les boutiques

La marge effectuée sur les produits safranées est vraiment importante si bien qu’ une remise de 15 ou 20 % n’est pas un problème. Notre chiffre d’affaire annuel moyen, par boutique, est de 600 € ( de 200 à 2500 €) mais s’y ajoute (parfois) des achats exceptionnels en fin d’année pour les CE (100 à 3000€)

Beaucoup de vos collègues de marché possèdent leur propre point de vente et ils seront ravis d’étoffer leur offre avec vos produits.

Les rayons « produits de terroirs » dans les grandes ou moyennes surfaces sont bien sûr à envisager ; les prix que vous proposez ne seront pas remis en question car le gain pour elles est insignifiant, elle font plutôt ça par démagogie. Vous aurez généralement l’autonomie de réapprovisionnement des rayons ; les chiffres sont conformes à une boutique moyenne.

Il existe des chaînes de boutiques quasi industrielles souvent associées au canard gras ; nous en avons démarché une. Notre safran se retrouve dans plusieurs grandes villes mais vous n’avez qu’un seul interlocuteur qui gère la répartition.

Les événements ponctuels

Non “alimentaires”, vide grenier, fête des vieux tracteurs, fêtes municipales …, à essayer mais on a rarement fait de miracles.

La vente des bulbes aux particuliers

Assez rapidement, vous aurez trop de bulbes pour le renouvellement de votre safranière ; ils se vendent bien aux particuliers en vrac l’été mais bien sûr en godets le reste de l’année (il faudra mettre une jolie photo avec packaging ad doc et conseils de culture). Les marchés de noël s’y prêtent bien.

La vente de bulbes aux professionnels

La dégradation de notre sol en 2009 (broyage) nous a privé de grosses récoltes de bulbes pendant des années ; donc nous avons surtout vendu les 5 à 8000 bulbes annuels, excédentaires, au détail.

Ce n’est que depuis 2 ans que la vente est devenue conséquente avec les bulbes GP, d’autant plus que notre sol a retrouvé progressivement sa productivité d’avant broyage (enfin presque)

Vente du safran au prix de gros

Nous n’avons jamais eu de production suffisante pour vendre aux restaurateurs mais notre activité s‘orientant vers la vente de bulbes (de plus très productifs en safran) on commence à vendre aux collègues.

Le prix se situe entre 15 et 20 € suivant la quantité (des décotes sont appliquées avec son âge). On vend sous cette forme 2 à 400 g de safran par an mais la demande est très largement supérieure.

Ventes dans les gîtes

Vous pouvez vendre aux gîtes alentours (à prix modéré) des produits, offerts en bienvenue aux touristes. C’est surprenant la proportion d’entre eux qui viendrons vous visiter et acheter.