SAFRAN DE LA BRAUNHIE

SAFRAN DE LA BRAUNHIE

SAFRAN DE LA BRAUNHIE

SAFRAN DE LA BRAUNHIE

SAFRAN DE LA BRAUNHIE

 

AVANTAGES DU METIER DE SAFRANIER

On peut vivre du safran en exploitant de petites surfaces ; on récolte 700g de safran sur 800m².

Petites surfaces donc faible coût d’entretien et peu de temps à consacrer à la culture.

Les méthodes de culture sont intégrées rapidement ; nul besoin de formations ou stages coûteux.

Une fois agriculteur, des formations gratuites sont accessibles comme : optimisation d’un stand, techniques de vente sur les marchés, démarchage de revendeurs, transformation, comptabilité de l’entreprise …

La nature du sol importe peu ; des essais (pour le fun) en godets ont donné des résultats corrects avec de la terre de bruyère pH 4,5 ou du compost de fumier pur. 

Un gros motoculteur suffit, cependant nous apprécions beaucoup le micro tracteur.

Pas besoin d’arrosages de mai à septembre même si la culture du safran s’accommode bien des zones géographiques réputées humides sous réserve de planter en terrain drainant, pentu ou en butte.

Nous avons généré une safranière en Normandie qui donne d’excellents rendements même les années très humides. 

D’octobre à avril, le sol reste généralement frais mais, bouleversement climatique oblige, il nous arrive d’arroser en hiver.

Bonne résistance au froid : des bulbes restés accidentellement en surface traversent l’hiver sans geler. En 2012, – 18°C et pas de dégradations sur nos parcelles (attention, des safranières de collègues exposées au Nord ont subi des pertes). 

Pas de maladies, du moins pour la souche authentique du Quercy, donc pas de traitement et culture biologique sans contrainte. 

Peu gourmande, certains cultivateurs la pratiquent sans amendement (sur notre sol, rendement moyen sauf si utilisation de BRF).

Pas besoin de main d’œuvre ; 2 personnes peuvent récolter sans aide 700g de safran la plupart des années mais des journées de floraison exceptionnelles peuvent arriver.

A part la récolte, aucune tâche n’est à 15 jours près.

La transformation est abordable avec peu d’investissement et augmente notablement la valeur ajoutée. Et surtout c’est un métier qui dégage beaucoup de temps libre ; cela permet d’exercer une autre activité professionnelle ou d’adapter son implication en fonction de ses ambitions financières.

INCONVÉNIENTS

Se rendre totalement disponible pendant la récolte si on ne dispose pas d’aide.

Sans produits transformés et malgré le prix du safran de France, difficile de générer un vrai salaire. Il n’existe pas aujourd’hui d’organisme « collectif » capable d’acheter le safran français à un prix raisonnable ; le quarté « safran culture transformation vente » prend tout son sens.

Le désherbage représente une part importante du travail. Heureusement le BRF et le paillage, expérimentés depuis 2009 avec succès sur nos parcelles, limitent les interventions. Un travail mécanique au bon moment limite également fortement la concurence des adventices.

Comme toute culture, il y a des années où la production est moins bonne. Le safran se conservant très bien, on garde une partie de la récolte que l’on utilise pour la transformation l’année suivante. Seul le safran de l’année est vendu en stigmates.

CONCRETEMENT

Grâce à cet engouement pour la culture (et donc la vente) du safran, le grand public connaît mieux et achète plus volontiers cette épice fascinante que l’on aime ou que l’on déteste mais qui ne laisse pas indifférent à en juger par nos ventes qui ne font que croître à périmètre égal.

On fait plus de chiffre aujourd’hui sur un marché donné avec 2 voir 3 producteurs de safran qu’il y a 4 ans quand nous étions seuls ; la « culture safran » se développe, on passe moins de temps à expliquer…

Bien que n’organisant pas de formations ni de stages collectifs sur l’exploitation, nous partageons régulièrement et passionnément nos 12 années d’expérience avec des amateurs et bien sûr avec toute personne souhaitant vivre du safran.

Concernant ces dernières, et vue l’implication d’un tel projet, rien ne vaut le déplacement sur l’exploitation ; certains aspects jugés contraignants voir rédhibitoires pour les uns, représentent l’intérêt même de la profession pour les autres. Tout est question d’attentes personnelles ….

Toutes les questions pour devenir safranier sont abordées sans tabou : techniques de culture, démarches administratives, statut agricole, régime fiscal, TVA, rentabilité, temps de travail, matériel…